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Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

 
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Victoire de l'Amoriel
Junra

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MessagePosté le: Mer 8 Avr - 19:12 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

Un coup de vent. Les voiles se gonflaient, le navire filait tel une comète embrasant le ciel, les tricornes s’envolaient sous les jurons des marins, des sourires satisfaits s’affichaient sur leurs visages car ce gain de temps leur permettrait d’arriver à destination plus tôt, les vagues martelaient incessamment la coque du bâtiment et l’agitation sur le pont croissait de plus belle.  Un peu à l’écart de ce monde marin, à tribord, une jeune femme. Sa longue chevelure noir jais dansant dans l’air du temps, elle se maintenait droite en agrippant de sa main gauche le filet remontant jusqu’au sommet du mat. Cette jeune Junra, c’était Victoire De l’Amoriel, Capitaine de l’armée des Glorieuses. Elle n’avait pas réellement sa place sur les eaux du Royaume, mais ce n’était pas une simple question de tourisme. La troupe de soldats qu’elle dirigeait avait été demandée dans une ville afin de maintenir l’ordre. Mais cette citée était accessible beaucoup rapidement par la voie des mers. Aussi, devant l’urgence de la situation, et malgré la volonté de Victoire d’éviter le plus possible le Monde des Océans, il avait été décidé d’utiliser ce moyen de transport. Il avait été difficile de trouver un navire et un Capitaine qui accepte la présence d’une femme à bord. Mais Victoire disposait de moyens de persuasion efficaces. L’argent était une denrée rare, et peu de personnes pouvaient prétendre ne pas pouvoir être achetées. La jeune guerrière regardait silencieusement le paysage monotone défiler devant eux. Décidément, il lui tardait de débarquer à terre. Alors qu’elle apercevait quelques Dauphins suivre la trajectoire du navire, il lui sembla que ce dernier changeait brusquement  de direction. Victoire se retourna vers la poupe pour comprendre la raison d’un tel changement de cap. Le Capitaine du bâtiment semblait enthousiaste et survolté.    

*Qu’est ce qu’il lui prend à celui là ?*   

Un air sceptique se dessinant peu à peu sur son visage, la jeune femme quitta son poste d’observation (touristique xD) afin de rejoindre le commandant du bâtiment.    

- Capitaine ? Pourquoi un tel changement de cap ? Il m’a semblé vous avoir mentionné l’urgence de la situation.   

- Madame, je n’ai aucun compte à vous rendre.    

A ces mots, Victoire tiqua. L’expression du visage de l’homme ainsi que ses paroles lui prouvaient clairement qu’il ne lui reconnaissait pas le grade de Capitaine de l’armée des Glorieuses.   

- Je vous ai dit que nous y serions avant la tombée de la nuit, ce sera le cas. Cependant, nous avons repéré un navire étranger à bâbord. Et d’après son pavillon, il s’agirait de ce Vandale de Devin ! Vous n’êtes pas sans savoir qu’il est recherché pour haute trahison et qu’une récompense importante est offerte en cas de capture.    

- Vous plaisantez j’espère ?! Croyez vous réellement que je vais tolérer pareille ineptie ?! Si vous voulez vous la jouer chasseur de tête, à votre guise, mais pas tant que mes hommes et moi-même seront sur ce foutu rafiot ! C’est compris ?   

- Madame, ce n’est hélas pas à vous d’en décider. Je ne vous donne aucun ordre sur Terre, aussi vous n’avez aucun droit de m’en donner en mer. Ce navire m’appartient et je le dirige comme bon me semble. Si vous craignez les égratignures, vous pourrez vous refugier dans ma cabine, ajouta-t-il avec un sourire narquois et moqueur.   

Victoire savait qu’insister était peine perdue. Impassible et fière, elle se retourna et parti en direction de la proue sous les rires de l’équipage du Capitaine. Qu’est ce qui l’empêchait de l’embrocher cet imbécile heureux ?! Oser défier ainsi l’autorité du Roi, cela ne devait pas rester impuni… La jeune femme serra les poings. Non décidément, elle n’aimait pas le Monde de la Mer… Ses hommes la regardèrent passer, furibonde, mais n’osèrent l’aborder. Tous savaient de quoi elle était capable… Pendant ce temps, le navire se dirigeait vers celui du fameux Devin. Les marins préparaient le navire pour l’abordage et s’armaient eux-mêmes en cas de combat au corps à corps. Victoire apercevait déjà certains membres de l’équipage du navire ennemi. Et cela ne lui disait rien de bon…   


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MessagePosté le: Mer 8 Avr - 19:12 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 00:58 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

Un visage masqué dans l'ombre.Ce visage n'exprimait aucun sentiment.Et puis ,lentement ,les levres se fendirent en un sourire ,de plus en plus large ,d'un air desesperement cruel et assoiffé de sang.Une sorte de sadisme melé à un gout prononcé du carnage se lisait dans ce sourire. 
La chose qui couvrait d'ombre ce visage etait un autre visage ,figé celui-là dans une meme expression.C'etait egalement un sourire ,mais un sourire bien different.Ce sourire-là etait en forme de croissant de lune ,un sourire demesuré ,un sourire de dement ,de fou ,un large sourire qui n'exprimait rien de particulier ,si ce n'est que le contempler vous rend incroyablement mal à l'aise.Au dessus de cette bouche fendue en ce large sourire ,nulle trace de nez ,et un peu plus haut ,deux fentes plissées ,dans lesquelles se voyaient deux yeux noirs et froids ,glacés et noirs comme deux blocs de charbon. 
Si on reculait encore un peu ,on verrait que l'homme à qui appartenait ce visage etait perché au sommet du mat d'un navire ,envelloppé dans un grand manteau noir qui claquait au vent tel un sinistre etendart ,semblable à un bout de tissu dechiqueté.La main gantée de noir de l'homme serrait avec une tranquilité resultant d'une longue habitude le bois du mat peint en noir. 
Juste en dessous de cet homme se trouvait un vrai drapeau ,un long etendart bleu marine ,avec comme embleme un oiseau de proie de profil ,toutes serres dehors ,bondissant sur une proie.Les yeux du rapace etaient d'un rouge demoniaque ,d'un rouge si bien travaillé qu'il paraissait vivant. 
Le long du mat où se trouvaient cet homme et cette flamme sombres ,tout etait noir ,du bois des vergues à la toile des voiles en passant par les cordages ,tout avait été peint ,si bien que le vaisseau auquel tout cela appartenait ressemblait à une ombre gigantesque courant sur les flots.A l'avance de ce grand navire noir ,une grande figure de proue surplombait la massive poutre du taille-mer.C'etait le meme rapace que sur le pavillon ,les ailes deployées epousants les formes de la proue ,son bec menacant pointé en avant.Ce bec pointait sur un autre navire ,a quelques distances de là ,et les deux vaisseaux se fondaient mutuelement dessus ,toutes voiles dehors.La poutre du taille-mer s'ecrasait dans les creux dans une grande gerbe d'ecume ,pulverisant les vagues ,toujours droit devant lui... 
 
Accroché à la pomme de mat ,Le Devin ,assis en tailleur ,regardait avec un sourire mechant aux levres ce vaisseau qui s'approchait.Il etait satisfait pour deux raisons.D'abord ,cet imprudent qui se jetait sur lui ne savait en rien ce qui l'attendait ,la Prophetie lui etait bien superieure en tirant d'eau et en hommes ,la victoire ne faisait aucun doute.Et enfin il allait pouvoir prendre sa revanche sur tout ce qu'il haïssait au plus profond de son coeur ,sur cette race maudite qui l'avait renié et qui etait la sienne ,sur les Junras qui l'avaient mit au banc de la societé ,lui qui les avait si longtemps servits.Alors il avait fuit ,il s'etait enfouit dans les tenebres ,pour en resortir transformé ,avec une rage devorante au coeur ,sa soif de vangeance etait insatiable ,et il allait bientot en epancher une bonne partie.Ce capitaine s'etait surement mit en tete de le tuer lui uniquement ,avant de fuir en profitant de la superiorité de marche de son navire ,pour ainsi empocher la recompense vertigineuse promise par le roi lui-meme.Le fou ,si il savait... 
Pour legaliser son geste aupres de la Reine ,Le Devin avait employé la tactique habituelle.Il avait d'abord mollement affiché ses intentions de fuir ,se laissant gagner main sur main ,avant de virer brusquement de bord et charger tete baissée sur son temeraire adversaire.Et pour combler son plaisir ,le temps d'abord clement commencait a s'assombrir ,quelques nuages gris s'amoncelaient dans le ciel ,les vagues se creusaient ,et le vent soufflait avec d'avantage d'insistance. 
Le Devin ,assis sur la mince plateforme du mat d'artimon regardait en bas ses hommes s'emparer de leurs armes ,les arcs etaient parés ,les piques d'abordages a portée de main ,les grappins soigneusement lovés derriere eux ,nul besoin de donner des ordres ,chacun savait deja ce que le capitaine avait prevut ,et tout le monde se rejouissait à l'avance du divertissement qui se presentait ,meme si pour certains la mort serait aussi de la fete.Le Devin etait fier de ses hommes ,d'eux et du navire ,avec eux il allait ecraser cet arrogant qui pretendait le vaincre ,lui faire subir mille tourments ,avant de s'eloigner en regardant sa carcasse se faire devorer par les flammes ,et tout cela n'etait encore rien a coté de ce que Le Devin avait subit.Tout ce qu'il allait faire etait justifié ,et tout ce qu'il ferait par la suite egalement ,ce n'etait que justes represailles ,envers ces etres maudits que sont les Junras ,corrompus jusqu'à l'os ,ils ne resevraient que ce qu'ils meritent ,il fallait qu'ils payent pour tout le mal qu'ils lui avaient infligé. 
Les levres du Devin se deformerent une fois de plus en un cruel rictus ,et un rire satanique se fit entendre du greement ,comme un chant à la mort accompagné par le sifflement du vent dans les drisses ,un grand concerto ,dedié à sa future victime.Et Le Devin riait ,riait a en perdre l'esprit ,d'un rire qui tenait à la fois de l'exuberance du psychopathe et la fraicheur et l'innocence d'un rire d'enfant... 


Dedaignant la fortune et brandissant son fer ,qui fumait d'un sanglant carnage ,en vrai mignon de la valeur il se taille un chemin ,et bientot il affronte l'infame et il ne lui prit congé ,ni ne lui dit adieu.


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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 16:22 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

.Cadeau =) Cela vous laissera le temps d'y réfléchir pendant vos vacances ^^
    
- Capitaine, il tente de s’enfuir !    
 
Le commandant du navire ria à gorge déployée.    
 
- Et c’est ça qu’on appelle un Homme dangereux et courageux ?! Il n’est même pas foutu de nous défier ! Tant mieux, ce ne sera que plus facile de le capturer s’il est aussi lâche. Préparez vous les gars ! Demain, nous seront riches et célèbres !    
 
Des cris de joie et d’enthousiasme vinrent saluer cette nouvelle pour le moins inattendue. L’équipage s’était attendu à un minimum de combat, de résistance de la part du navire ennemi. Aussi, la certitude qu’ils captureraient ce traitre avec autant de facilité raviva leur espoir et leur témérité. Enfin… Enfin la chance leur souriait. Et tout cela grâce à leur Commandant. Il ne faisait nul doute que tous ces marins étaient entièrement dévoués, corps et âme, à leur supérieur. Victoire regarda avec insistance le Capitaine puis les marins qui s’affairaient sur le navire. Elle avait entendu parler de ce fameux Devin. Et bien qu’elle n’ait jamais eu l’occasion d’y songer sérieusement, tout ce qui se racontait dans les bars était très loin de correspondre à cette réalité. Serait-ce des fabulations de conteurs ? Des hommes du Devin qui, pour son compte, entretenaient soigneusement sa légende, afin qu’il soit craint par tous ? Ou tout simplement et beaucoup plus raisonnablement, cet ennemi du Royaume préparait quelque chose… A sa manière. La jeune femme ne pris pas le temps de réfléchir plus longtemps.     
 
- Capitaine !
 
- Madame.    
 

- Ne croyez vous pas qu’il vaudrait mieux pour nous de renoncer ? Ce Devin prépare quelque chose c’est évident !    
 
Le commandant regarda Victoire avec des yeux ronds, ses marins écoutant quant à eux attentivement la conversation.    
 
- Vous avez entendu ça les gars ? La Dame s’inquiète de savoir si je suis compétent maintenant ! hurla-t-il à l’intention de son équipage.    
 
Cette réflexion fut accueillie avec un fou rire général. D’un geste, le propriétaire du navire ordonna à ses hommes de reprendre leur travail. Ils n’étaient pas ici pour s’amuser. Puis il reprit dans un murmure presque inaudible, sur un ton atrocement mielleux :    
 
- Savez-vous sur quoi vous êtes en ce moment même ?      
 
- Votre foutu rafiot il me semble.    
 
- Ce foutu rafiot comme vous dîtes, est l’un des plus rapides du Royaume. Les meilleurs experts ont travaillé dessus, et je puis vous dire que l’argent que j’ai versé le valait totalement. Aussi, le Devin n’a-t-il aucune espèce de chance contre un tel bijou. Il a dû lui-même s’en apercevoir… Voyez sa réaction…    
 
- Vous n’êtes qu’un homme stupide et prétentieux qui ne…    
 
- Madame ! Si vous ne voulez pas finir à l’eau, je vous conseillerai de vous planquer sous un lit dans l’une des cabines. Nous vous préviendrons dès que la petite formalité sera réglée.    

Les yeux de la Capitaine s’étaient enflammés, mais elle n’ajouta rien. Elle était atone à toutes ces formes de provocation. Il n’y avait qu’elle qui pouvait décider si affront ou non il y avait. Or laisser cet homme prendre le contrôle de la situation prouverait clairement qu’elle se soumettait à la volonté d’un autre. Désormais, son intransigeante jeunesse ignorait l’homme blafard. Victoire savait au fond d’elle que la bataille ne serait pas terminée en 5 petites minutes, comme semblait le penser le Commandant du navire. Habillée de sa tenue de Capitaine de l’armée des Glorieuses, la jeune femme d’un signe de tête rassembla ses hommes autour d’elle. Si certains avaient autrefois pris plaisir à ne pas respecter ses ordres et à la défier, plus personne désormais ne semblaient vouloir remettre en question son autorité. Tous étaient déviés à sa personne et à son sens inné des batailles menées avec génie.     
 
- Messieurs, j’espère que vous n’aviez aucun rendez-vous de prévu. Je crains que nous ne soyons quelque peu retardés… Annonça la jeune femme en souriant. En attendant, je vous demanderai de ne pas prendre part à ce massacre si vous n’y êtes pas tenu, en clair, si votre vie n’est pas en danger. Attendez mes ordres.    
 
Les visages impassibles de sa troupe acquiescèrent et chacun retourna dans les cales du navire afin de s’armer. Victoire n’avait quant à elle pas quitter son arme de tout le voyage. Et a priori… N’était pas prête de le faire avant un bon moment. Le bâtiment sous les ordres de son propriétaire changea légèrement de cap vers tribord afin de prendre leur adversaire à contrepied. Mais…    
 
- Capitaine ! L’ennemi vire à bâbord !     
 
- QUOI ?!    
 
Effectivement, le navire du Devin venait tout juste de changer de cap prenant par là même à contrepied son propre gréement. Les visages se crispaient tandis que le Commandant hurlaient des ordres aussi contradictoires qu’incompréhensibles.    
 
*Quel incapable… On n’en fait plus des comme ça…*    
 
Victoire quant à elle se faisait une joie de faire un rapport au Roi sur ce malheureux. Ils étaient dans une très mauvaise posture et l’incapacité du Capitaine à réagir à temps ne faisait qu’aggraver la situation. Le vaisseau changea une nouvelle fois de cap pour se retrouver en parfaite posture pour attaquer le navire ennemi, et s’en prendre plein la figure {xD}. Les premières flèches partirent du gréement où se trouvait Victoire pour se ficher dans le vaisseau ennemi. La contre offensive n’allait pas tarder aussi la jeune femme se dirigea vers un endroit moins exposé. Cette bataille là n’était pas la sienne.     


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Dernière édition par Victoire de l'Amoriel le Ven 10 Avr - 23:30 (2009); édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 10 Avr - 19:46 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

C'etait à la fois un spectacle grandiose et terrifiant que de voir un navire comme la Prophetie virer de bord.Ce qui n'etait qu'une poupe richement decorée ,avec une gallerie de poupe joliment sculptée et de grandes baies vitrées se changeait en une haute muraille noire ,les flancs du navire parfaitement peints jetaient une ombre devant eux ,d'une hauteur impressionnante.Avec une legereté et une grace surprenante pour un vaisseau de cette taille ,la grande frégate se tournait vers son chasseur ,qui devenait a present son adversaire.Puis les voiles se fondirent a nouveau en une seule et la Prophetie bondit en avant ,de nouvelles voiles tomberent des vergues ,et le vaisseau noir ,utilisant enfin toute sa vitesse se jeta droit sur son ennemi ,a la maniere d'un oiseau de proie.D'un oiseau de proie ,c'etait le mot ,le bec dressé du rapace sur sa proue amplifiait cette impression de plongeon en avant ,droit sur sa proie.Et chacun a bord se sentait animé par cette meme rage de vaincre ,la haine envers cet ennemi si pretentieux rendait leurs regards a peine humain ,ils n'avaient qu'un ordre ,celui de tuer ,et ils l'accompliraient de toutes leurs forces. 
Sur la dunette ,ses grandes mains solidement fixées sur les barreaux de la roue de gouvernail ,le second du navire ,le colosse Wolverstone gardait un regard fixe de son oeil unique sous sa barbe broussailleuse.Meme si il etait borgne ,le géant avait obtenu ce poste de second sous les ordres du capitaine Le Devin depuis bien longtemps ,son handicap n'en etait plus un quand on servait un homme doté d'une imagination à la fois perverse et diabolique ,depuis le temps il avait apprit a comprendre les intentions de son superieur d'un simple regard ,et il y avait longtemps que la parole etait superflue entre eux.Dans le cas present ,le second connaissait la manoeuvre.Ce simulacre de fuite n'etait en fait là que pour rendre leur geste légal aux yeux de la Reine ,si jamais la nouvelle de cet evenement parvenait jusqu'a elle.Ils pourraient ainsi pretendre avoir tenté d'eviter le combat ,mais que ,du fait de leur inferiorité de marche ,ils n'avaient put que se defendre et l'affrontement avait helas conduit la perte de l'assaillant.C'etait si facile que meme monsieur Wolv ne pouvait s'empecher de sourire sous sa barbe noire ,il n'avait bien sur pas les memes motifs de haïr sa propre race ,mais ce qu'avait subit son capitaine et son devouement pour ce dernier etait suffisant pour qu'il en prenne part sans le moindre scrupule.La manoeuvre de l'adversaire ,qui consistait a s'ecarter legerement sur tribord pour leur voler le vent le fit sourire d'avantage.Ce genre d'approche ne se pratiquait qu'une fois a quelques encablures sur l'arriere ,sauf lorsqu'on etait sur de soit.Le géant borgne leva les yeux sur son capitaine ,qui etait deja en train de grimper dans le greement par les enflechures.La grand silhouette noire vetue d'un capuchon jeta un regard vers lui et eut un signe de tete imperceptible ,avant de reprendre son ascension.C'etait plus qu'il n'en fallait ,et aussitot ,a grands cris de sa voix de barritton tonitruante ,Wolverstone ordonnait le virement de bord. 
La surprise visible dans le comportement du navire ennemi ,une bien belle corvette ma foi ,le fit sourire encore d'avantage.En un instant ,les deux vaisseaux se foncants dessus a contre-bord furent bientot au meme niveau ,sauf que cette fois ,le navire Junra etait coupé du vent par les gigantesques voiles noires qui lui cacherent le soleil ,et sur le pont du vaisseau qui les surplombait ,il n'y avait pas ame qui vive ,aucune forte vivante ne se voyait a bord.Quelques fleches partirent du Junra ,pour se planter un peu n'importe où dans le bois de l'adversaire ,les deux vaisseaux etaient a present immobiles cote-à-cote et les archers etaient deconcertés de n'avoir aucune cible sur laquelle tirer.C'est alors que ,venant de l'avant ,un declic se fit entendre ,comme celui d'une arbalete qui se detend ,et soudain ,une gigantesque lance traversa les airs et embrocha trois hommes qui traverserent le pont avant de retomber à la mer de l'autre coté.Les archers demeurerent petrifiés par cette attaque d'une nature inatendue ,jamais ils n'avaient eut a lutter contre une baliste auparavant.Les terribles carreaux d'arbalete géante puvlerisaient le bois de la lisse pour transpercer les soldats qui croyaient trouver un illusoire refuge derriere.Les deux navires etaient presque bord a bord à present ,lorsque soudain ,tombant du bras de basse-vergue du sombre vaisseau ,une forme noire vetue d'un grand manteau s'abattit au milieu de la masse des marins massés sur le faux-pont.Le temps que ces derniers reviennent de leur surprise ,la silhouette noire vetue d'un capuchon avait tiré deux sabres des profondeurs de son large manteau.Ces deux armes etait fort dissemblables ,l'une etait une élégante rapiere en acier bleu ,l'autre etait un grossier sabre de bois.Mais tout son tranchant etait garni de redoutables dents de requin.Alors la silhouette noire se redressa de toute sa hauteur et s'anima ,ses bras se deplierent ,armes au poing ,puis se mirent en action ,decrivants de grandes coubres dans l'espace ,et chaque mouvement emportait son flot d'hemoglobine.Dans une danse aussi funeste que macabre ,la grande silhouette noire tournait sur elle-meme ,dans un tourbillon de tissu noir ,de sabres et de sang ,traçant de sanglants sillons dans les rangs Junras ,les deux lames sifflaient dans l'air ,l'une perçant gorges et tetes avec une precision chirurgicale ,l'autre se plantant dans les chairs et arrachant les jugulaires dans un grand bouillonnement de sang.Les marins desemparés ne parvenaient pas a arreter cette mortelle tornade ,de laquelle depassaient deux bras armés ,et dont chaque frappe otait une vie.Elle frappait ,frappait encore ,insaisissable ,elle tourbillonnait ,sautait ,bondissait ,et frappait ,frappait encore et encore ,chaque coup etait mortel.Et pendant ce temps ,profitant de cette diversion ,le vaisseau noir aborda la corvette Junra ,dans un effroyable craquement de bois ,et plusieurs centaines d'hommes grands ,massifs et carrés d'epaule ,de toutes les races d'Emparia ,passerent à l'abordage.mais tout cela se fit en silence ,nul cri de joie ou d'alegresse ,chacun se jetait dans la bataille froidement ,methodiquement ,avec une application et un sang-froid inhumains. 
Sur sa dunette ,le capitaine Junra encadré par le plus gros de ses hommes ouvrait et fermait la bouche comme un poisson hors de l'eau ,en regardant le tourbillon de tissu noir avaler ses hommes ,pour ne les recracher que morts ,bien souvent mutilés.Bientot les passavants seraient balayés par l'ennemi ,seule resterait la dunette vaillament defendue par la poignée de survivants ,car manifestement les abordeurs ne faisaient pas de quartier ... 


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MessagePosté le: Sam 11 Avr - 23:51 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

Alors que Victoire voyait l’Espoir de repartir en un seul morceau s’éloigner peu à peu au rythme où les flèches Junras transperçaient le ciel en visant le navire ennemi ; ce sentiment d’attente incertaine disparu totalement à l’horizon lorsqu’une vague déferlante de soldats aborda le vaisseau. Ses yeux clairs parcoururent le pont. Partout, de nombreux duels s’étaient engagés. Les fers se croisaient dans un fond sonore délicieusement métallique, témoin de la violence des combats. Soudain, vision d’horreur. L’un de ses hommes était aux prises avec l’un de leurs assaillants. Les armes paraient, attaquaient, vibraient de fureur dans l’air… Et puis… Et puis la suite… Une défense mal élaborée… Le coup partit… Il était précis et profitait de la faiblesse momentanée de son adversaire… Victoire regardait la scène, ses yeux révulsés de terreur. Elle connaissait la suite.   
 
- Non ! Arnaut !   
 
Le cri était parti bien malgré elle. Sans plus réfléchir, elle quitta son poste d’observation en courant. Tout autour d’elle, le paysage devenait flou. Seule l’image de l’un de ses hommes perdant la dernière bataille était distincte, droit devant elle. La Capitaine ne prêtait aucune espèce d’attention au reste. Grave erreur. Un soldat ennemi la percuta volontairement de plein fouet. Le choc fut rude. Violent. La jeune femme fut projetée sur le flanc du navire. Le souffle coupé, sa tête heurta la rambarde. Victoire étouffa une exclamation de douleur. Une expression de souffrance s’empara des traits fins de son visage. Elle grimaça tout en mettant sa main derrière son crâne. Un liquide vermeil s’appropria les courbes de sa main en ruisselant sur sa peau satinée. Elle fronça les sourcils.   
 
*Et en plus faut qu’on tombe sur un cinglé sanguinaire qui ne compte pas faire de prisonniers… C’est vraiment notre veine…*   
 
Mais une nouvelle attaque du soldat la sortit de sa rêverie. Les deux épées de son adversaire étaient croisées et s’abattaient avec puissance sur la jeune femme. Cette dernière, d’un geste vif et fluide sortit sa propre épée de son fourreau et bloqua l’attaque, les deux mains tenant fermement le pommeau de son arme. Sa lame, parallèle au sol, parait avec une efficacité toute relative l’attaque mortelle qui lui était destinée. L’homme qui était debout transférait tout son poids et sa puissance dans l’offensive, alors que Victoire, qui était assise, ne devait sa survie qu’à la force de ses bras. Les épées adverses gagnaient du terrain en se rapprochant peu à peu du coup de la jeune femme. Alors qu’elle tentait de trouver un moyen de renverser la situation à son avantage, les yeux du soldat prirent une nouvelle teinte. Ils s’étaient voilés d’un tissu transparent d’étonnement. Le bruit qui avait accompagné cette réaction n’avait pas échappé à la Capitaine. Les deux protagonistes descendirent leur regard peu à peu pour finir par fixer avec stupeur l’abdomen de l’homme. Une lame transperçait le soldat de part en part. Ce dernier lâcha ses armes et porta ses deux mains au niveau du glacial contact entre l’épée et sa chair. Il tomba à genoux et s’effondra sur la jeune femme qui le repoussa d’un coup sec et ferme sur le côté. Devant elle se dressait maintenant la silhouette de l’un de ses hommes, un sourire aux lèvres.   
 
- Alors Capitaine, on veut jouer au héro ?   
 
C’était André, le meilleur élément de sa troupe. Il tendit sa main à Victoire pour l’aider à se relever. Il saisit celle de la jeune femme avec douceur. Nul doute qu’une simple pression de ce soldat massivement constitué aurait pu briser les os de la main de sa supérieure, ce frêle et gracieux Capitaine aux cheveux de basalte. C’était en effet un grand homme à l'aspect un peu rude, presque préhistorique, qui dominait d'une tête au moins tous les autres soldats.    
 
- Vous êtes blessée Capitaine ? Sembla s’inquiéter le soldat. 
 
- Non, non, ça va… Maugréa-t-elle en passant sa main derrière sa tête.   
 
Victoire détestait avouer une quelconque faiblesse ou blessure et encore plus son incapacité à résoudre un problème. Elle s’était faite avoir comme une débutante. Une vulgaire débutante. Soudain, la raison de ce manque d’attention, qui avait failli lui coûter la vie, lui revint en mémoire.   
 
 
- Arnaut. Où est Arnaut ?   
 
Un air désolé s’afficha sur le visage d’André. Il n’y avait besoin d’aucune parole, Victoire avait compris. Elle inspira un bon coup et reprit la maitrise d’elle-même. Ce n’était pas le moment de flancher. Tout ça à cause de ce Commandant arrogant... Elle s’adressa à ses hommes qui s’étaient regroupés autour d’elle.   
 
- Messieurs, il va falloir protéger ce foutu rafiot si vous ne voulez pas rentrer chez vous à la nage. Ou ne pas rentrer du tout… ajouta-t-elle pour elle-même. Alors montrez à ces Flibustiers de quoi l’armée des Glorieuses est capable ! Nous avons une mission à accomplir, et nous l’accomplirons. Rien ni personne ne pourra nous en empêcher. Au nom du Roi ! Et pour Arnaut !   
 
Des cris enthousiastes accompagnèrent le discours de la jeune femme. Chacun sortit ses armes, prêt à laisser ces funestes métaux trouer la peau de ces Pirates. Victoire ne regardait même plus le Commandant du navire. Qu’il se débrouille celui-là ! Une goutte d’eau s’écrasa mollement sur le visage de la Capitaine. Cette dernière releva la tête. Des nuages d’un gris ténébreux s’amoncelaient au dessus de la bataille, comme pour purifier ce champ de guerre de son eau claire et revitalisante. Le vent s’intensifiait tandis qu’une pluie diluvienne s’abattait avec force. Les vêtements de la jeune femme déjà teintés de son propre sang et de celui du soldat ennemi furent en quelques secondes seulement trempés. Ses cheveux et sa tenue collaient à son corps comme une seconde peau. L’eau ruisselait sur son visage, tandis qu’elle cherchait des yeux sa prochaine victime. Elle n’eut pas à la choisir… Tandis que parvenaient à ses oreilles les insultes que proférait André à l’égard de ses adversaires, deux soldats ennemis arrivèrent épées levées au niveau de la Capitaine. Un sourire satisfait s’afficha sur son visage. Nul besoin de palabre, la bataille était déclenchée. Les premiers coups s’abattirent. Victoire parait avec une aisance déconcertante et un jeu de jambe parfait. Féline jusque dans le maniement de son arme, cette dernière semblait être le prolongement de son bras. Après un mouvement complexe dont elle seule avait le secret, la jeune femme parvint à désarmer l’un des soldats adverses. Ce dernier totalement à sa merci vit l’épée de la Capitaine se rapprocher dangereusement de son abdomen pour s’y ficher totalement. Il s’effondra dans un râle de douleur tandis que Victoire retirait aussitôt son arme du corps du soldat. Sans se retourner, les deux mains sur le pommeau, elle infligea un coup d’épée derrière elle. L’autre soldat se trouvait en effet derrière son dos et tentait de lui trancher la tête. A son tour, il tomba raide mort sur le plancher du navire. La Capitaine regarda autour d’elle. Les pirates étaient nombreux. Beaucoup trop nombreux…   


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Le Devin
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MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 22:36 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

[Encore une fois desolé pour le retard ,mais je suis en train de changer de mode d'existence et les nouveaux horaires sont difficiles a mettre en place ,je suis debordé.Navré.]




C'etait tellement facile.Tout se passait a chaque fois de la meme maniere ,cette bataille etait si semblable a tant d'autres qu'on aurait put croire que tout etait concerté d'avance ,et que cela n'etait qu'une interpretation de plus d'une piece maintes et mainte fois repetée. 
L'utilisation de la baliste a bord d'un vaisseau avait rarement été tentée ,la catapulte etait l'arme la plus frequement employée et bien qu'elle dispose d'un exelent mangonneau ,la Prophetie n'avait pas besoin de s'en servir ici.Seul l'abordage comptait ,l'abordage et la violence de l'assaut ,pour prendre pied chez l'adversaire ,et ne jamais quitter son pont ,sinon apres l'avoir pillé des mats aux cales.Et pour l'heure ,tout se deroulait pour le mieux. 
A present que la masse principale des marins du navire noir etaient passés a bord de l'abordé ,plus rien ne saurait entraver leur avancée ,et la victoire etait d'hors et deja acquise.La resistance de la part de l'equipage adverse fut des plus pitoyables.Au lieu de se masser sur le passavent pour les empecher de grimper a bord ,ils reculerent jusqu'aux pavois ,serrés en petits groupes et les lames illusoirement tendues devant eux ,tandis qu'une horde de marins enormes et barbus s'avancaient vers eux ,la lame au poing ,l'air decidé et le regard froid.L'un de ces groupes occupait le gaillard d'avant ,tenant ferme la position de l'echelle ,interdisant la montée a quiconque.Devant les obstacles ,les assaillants n'essayerent meme pas de passer ,il leur suffirait de revenir plus tard ,et ils allerent reduire a néant les autres poches de resistance.C'est alors que la forme noire envellopée de tissu s'abattit sur eux.Trop pres pour la clouer au sol avec les longues piques d'abordage ,et trop loin pour lui fondre dessus ,du moins pas avant que les deux terribles sabres ne soient a nouveau tirés.Les deux terribles outils de mort se mirent en mouvement ,le tourbillon de lame reprit son oeuvre et bientot le sang giclait sur le gaillard ,les quelques epées mises sur son chemin etait soit brisées soit serieusement ebranlées ,la force mise dans ces coups etait telle que les bras les plus puissants en tremblaient ,mais meme les bras puissants etaient en ce moment paralysés par la peur ,parcque la situation presente ne semblait pas avoir d'issue. 
 
Les ponts furent bientot balayés des derniers restes de l'equipage ,les assaillants ne faisants ni quartier ni prisonnier ,il n'en resta bientot plus un seul de vivant ,mits a part ceux qui etaient melés à la masse compacte des derniers defenseurs sur le gaillard arriere.Lorsque le combat sur les ponts cessa ,brusquement ,tous les regards se tournerent vers la dunette ,herissée de lances et d'hommes en arme ,qui n'avaient rien de marins.Le fait d'etre face a un contingent bien ordonné de soldat fit reflechir quelques secondes les pirates ,qui finalement s'avancerent ,à l'abri derriere des barils ou des caisses pour se proteger des eventuels archers.On entendit alors une sorte de cri strident d'oiseau de proie ,qui resonnait comme un signal dans le silence qui s'etait etablit ,pas meme troublé par le rale des blessés ,il n'y en avait pas. 
Alors la masse noire tomba a nouveau sur les soldats ,tombée du mat d'artimon ,à l'abri des regards.Pressés dans un espace reduit ,les soldats ne purent tourner leurs epées à temps ,et bientot la machine infernale se remit en marche ,la silhouette noire encapuchonnée tournait sur elle-meme ,les lames traçaient de grandes courbes dans l'espace ,et percaient bras ,jambes ,ventres et tetes ,taillants droit dans la masse humaine aglutinée.Les coups portés etaient d'une violence extreme ,cette force deployée eut raison de plus d'une garde ,et dans son sillage on voyait un sinistre sillon de sang et de cadavre.Pour couronner le tout ,le ciel deja gris virait sur le noir ,de lourdes gouttes de pluie s'ecrasait sur les visages ,et sous leurs pieds le pont oscillait de plus en plus fort ,ce qui mettait à mal l'equilibre des soldats ,tandis que les marins pirates ,qui n'avancaient plus vers l'ennemi mais reculaient vers les ecoutilles ou les portes menants aux coursives ,tout ce mouvement leur etait indifferent.Une perte d'equilibre fut la cause de bien des deces en ces instants.Bientot le navire noir dut s'ecarter de l'abordé ,pour se placer dans son sillage et suivre sa derive ,pret a revenir se coller à lui meme si cela devait lui couter un choc violent sur sa muraille. 
La silhouette noire accomplissait toujours son oeuvre de mort ,les soldats coincés les uns contre les autres peinaient a arreter les coups ,et en recevaient beaucoup.Le sang giclait dans toutes les directions ,les crocs de requins du sabre en bois etaient parsemés de bouts de chair sanglants ,tandis que la belle rapiere ,bleue à l'origine ,etait a present rouge de sang jusqu'a la garde ... 




[Je sais c'est ridiculement court mais je n'ai pu faire mieux dans le trop court intervalle qui m'a été accordé.]

Dedaignant la fortune et brandissant son fer ,qui fumait d'un sanglant carnage ,en vrai mignon de la valeur il se taille un chemin ,et bientot il affronte l'infame et il ne lui prit congé ,ni ne lui dit adieu.


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Victoire de l'Amoriel
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MessagePosté le: Mer 6 Mai - 20:51 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

{Navrée si l'histoire n'avance pas beaucoup, mais comme je suis sensée perdre cette bataille, je ne peux décemment pas vous assomer à coup de tonneaux de bière ou vous faire perdre la tête Capitaine... ^^}

Ataraxie. Le sang froid dont Victoire était capable était impressionnant. En elle, aucune peur ni torpeur, seulement le sentiment du devoir à accomplir, la fierté de toute une lignée nobiliaire qui habitaient continuellement son être. La jeune Capitaine de l’armée des Glorieuses analysait la situation avec une rapidité fulgurante, hurlant les ordres à ses hommes tout en se battant elle-même contre les abordeurs. Les officiers de son rang, qui plus est de sa classe sociale, n’entraient dans la bataille qu’en cas d’ultime recours. Et encore, ils préféreraient de loin vendre leur mère s’ils le pouvaient. La jeune femme n’avait jamais agit de la sorte mais cela n’était pas totalement dû à son intérêt sans limites pour les batailles. Sa nature féminine l’avait conduite à prouver sa valeur aux termes de nombreux duels face à ses propres hommes surtout quand l’on savait que les postes gradés n’étaient attribués la plupart du temps qu’à des incapables militairement, mais qui avaient la chance d’appartenir à la noblesse du Royaume. Alors que sa classe sociale aurait dû lui permettre l’obtention plus aisée d’un grade qui touchait aux cimes de la hiérarchie, la réalité avait été toute autre. Ses hommes d’origine modeste et pauvre pour le plus grand nombre n’avait pas accepté cette femme de haute lignée. Pour Victoire, qui ne comptait pas se cacher derrière un bureau comme les gradés en général, l’accumulation de ces deux [dés]avantages ne lui avait jamais fait peur. Bien au contraire, elle comptait s’en servir et inspirer le respect dans ses propres troupes, et dans la société en général. La capitaine n’avait aucunement à se forcer pour paraître imposante ; l’aura de pouvoir qui la nimbait de son halo majestueusement ténébreux faisait tout pour faire d’elle un être à part. Son charisme suffisait à faire taire les insolents ou le plus volubile des êtres. Ses yeux de nuit parlaient pour elle lorsqu’elle était agacée. On décelait en elle dès le  premier regard une intelligence redoutable qui faisait que, où qu’elle aille, elle donnait le sentiment – rarement injustifié – de maîtriser entièrement la situation. Elle avait tout pouvoir sur son entourage, et ne se laissait pas marcher sur les pieds. Victoire ne donnait pas ou plus matière à critiquer, et personne ne l’impressionnait. Pour ce dernier point, l’inverse était toutefois loin d’être vrai… La jeune femme regarda autour d’elle après avoir achevé un énième téméraire qui s’était attaquée à sa personne. Ses yeux se posèrent sur le gaillard avant du navire puis sur celui de l’arrière. Ce dernier, bien que pouvant être un piège pour un groupe non expérimenté, offrait la possibilité à Victoire de tenir leurs positions le temps de trouver une solution à leur problème. André, qui se trouvait toujours près d’elle suivit son regard. D’un signe de tête, il comprit les désirs de sa supérieure et hurla à l’intention de ses frères d’armes le nouveau plan. Alors que leur recul vers le gaillard arrière s’organisait, quelques soldats restaient en avant afin de couvrir le corps de la petite troupe. Une fois montée sur la dunette en compagnie de ses hommes, Victoire organisa la résistance en se basant sur la fixité de leur position.   
 

- Trouvez-moi tout ce qui peut nous servir d’armes ou de projectiles ! Et placez-vous de manière à empêcher nos adversaires de venir jusqu’ici, je veux que ce gaillard soit aussi sécurisé que la plus haute prison des Glorieuses.  
 

Alors que les soldats entamaient l’organisation planifiée par leur Capitaine, une masse noire atterrît au centre de la dunette. La jeune femme, alertée par les cris de ses hommes, se retourna. En seulement quelques secondes, le croisé des fers avait déjà fait plusieurs victimes, et d’après son attitude, il ne comptait pas s’arrêter aussi rapidement. Victoire ne prit pas le temps de réfléchir deux fois. Elle sortit son épée de son fourreau et attrapa la lame qu’un de ses soldats venait de lui lancer, comprenant ses intentions.   
 

- André, tu prends le commandement. Je ne veux personne du camp adverse dans notre camp retranché.   
 

- Mais… Capitaine… Vous n’allez tout de même pas… Avec ce… Votre blessure… Un fou…   
 

Sans attendre que son Second remette les mots de la phrase dans le bon ordre, la jeune femme franchit les mètres qui la séparaient de ses soldats en difficulté et de la silhouette ténébreuse en courant.   
 

- Eh vous !   
 

La silhouette se retourna vers elle. Un sourire s’afficha sur le doux visage de la Capitaine. Les soldats enfin libérés de cette machine mortelle qui s’était emballée s’écartèrent. Le visage de Victoire redevint impassible.   
 

- Si vous partez maintenant de ce navire avec vos hommes, je serais clémente. Mais dans le cas contraire, sachez seulement que vous vous opposez à l’armée des Glorieuses et qu’il n'est pas dans votre intérêt de continuer sur cettre voie. Il vous en coûtera beaucoup plus que vous ne le pensez. Je vous proposerais bien un duel à l'abri du regard de tous pour vous éviter une humiliation, mais nous manquons de place.  
 

Victoire n’attendait aucune réponse. Et c’est sans doute pour cela que, dès la dernière phrase prononcée, la jeune femme à l’allure féline s’élança vers la silhouette. Ses longs cheveux noir ébène lâchés en offrande au vent lui créaient une traine funèbre devenant même linceul en vue de ce qu’elle présageait. La Capitaine ne comptait pas perdre cette bataille, et d’ailleurs, ce mot était à jamais banni de son vocabulaire. Son père, qui avait vu en elle un digne héritier, un fils dont il pourrait chanter les louanges pourraient une nouvelle fois faire état des prodiges de son enfant. La guerrière entama la première attaque, ses épées, prolongement de ses bras, fendaient les airs et pointèrent leur lame acérée dans la direction de l’abdomen de leur adversaire.     


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MessagePosté le: Dim 17 Mai - 10:46 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

Du sang.Encore et toujours du sang.Tout ce qu'il voyait n'etait qu'un voile de sang ,posé sur ses yeux.Il n'etait plus porté par l'exitation du combat ,tout cela n'etait que la repetition d'une piece maintes et maintes fois jouée ,mais c'etait bien plus que cela.Bien pire que cela.Certains abordages et tueries avaient été des actes de sauvagerie gratuite ,en s'acharnant sur un pauvre navire de guerre ou en incendiant un navire marchand ,tout dependait de son humeur ,mais cela restait des gestes irreflechis et sans premeditation.A present c'etait different ,il avait toutes les bonnes raisons de faire un sanglant carnage.Il etait l'agressé ,on ne lui avait pas laissé le choix ,il etait donc en parfait accord avec son contrat de corsaire Zereluth.mais au dela des legislations ,il y avait une foule de raison personelles ,il avait toute la legitimité voulue ,alors il pouvait laisser libre court a son ressentiment naturel contre cette race pervertie ,commandée par une noblesse corrompue et avide d'argent ,meprisante pour la vie humaine ,pour peu qu'un profit personnel en soit degagé.Le Devin execrait cette race ,qui etait helas ,cent fois helas la sienne ,elle et tout ce qui s'en rapprochait.Et aujourd'hui ,ce navire et son equipage etaient des incarnations de ce qu'il s'attachait a detruire depuis toutes ces années ,et il allait leur faire payer au centuple tout ce qu'il avait subit au court de sa vie.Le deshonneur ,la misere ,la folie enfin ,tout cela etait de leur faute ,et il avait tout le loisir de se venger ,maintenant ,et pour un bon moment ,vu le nombre de vivants qui restaient.Il allait pouvoir eponger une bonne part de haine en ce jour mille fois benis.Que les dieux soient remerciés pour avoir mit sur sa route de nouvelles victimes a sacrifier sur l'autel de la vangeance. 
 
Le Devin tournait ,tournait encore ,l'acier et le bois traçaient de grandes courbes dans l'espace ,une trainée de sang a leur suite ,ses pieds bottés de cuir glissaient sans bruit sur le pont humide et sang et de pluie ,son long manteau tourbillonnait derriere lui à sa suite ,telle une danse infernale.C'etait une sorte de transe dans laquelle il se plongeait pour combattre ainsi dans la masse de ses ennemis ,il entonnait une petite chanson ,qu'il fredonnait a voix basse entre ses dents serrées ,il la murmurait comme un fil conducteur qui devait le guider jusqu'a conduire à la mort tous ses adversaires.Decuplée par la haine ,la force de ses coups faisait trembler les membres des soldats ,et lorsqu'ils portaient ,c'etait pour trancher net jambes ,bras et tetes ,et chaque coup d'estoc transpercait de part en part.Il etait bien ,il etait a son aise au coeur de la melée ,il controlait chacun de ses gestes. 
Soudain ,ses adversaires reculerent ,formants un rang de chaque coté ,tandis qu'une silhouette s'avancait vers lui.La rage du combat l'aveuglait ,il ne distinguait pas les contours de cette personne ,mais c'est seulement en entendant sa voix ,ferme et autoritaire ,qu'il comprit qu'il avait affaire a une femme.C'etait assez surprenant ,surtout en mer ,où une femme n'etait que source d'embarras et de discorde ,et encore plus quand il s'apercut qu'elle portait deux lames a la main.Ainsi il etait provoqué en duel par cette femme.C'etait assez amusant et original ,exactement ce qu'il cherchait.Il n'avait encore jamais mis en piece de femme Junra ,et militaire de sucroit ,il se promit de la faire souffrir tres longtemps.Mais lorsqu'elle lui parla ,Le Devin resta stupefait.Avait-il bien entendu ? Se rendre et partir ? Apres tant de morts et de sang ? Clemence ? Qui se faisait aborder ? Armée ? En quoi cela avait-il un rapport ? Humiliation ? Pourquoi parler d'humiliation ,alors qu'il n'etait question que de mort ? Decidement Le Devin ne comprenait pas.Les deux silhouette se tenaient face a face sur la pluie ,chacun armé de deux sabres ,ceux du Devin taché d'un sang qui s'ecoulait lentement jusqu'au pont.Ce dernier ,la tete legerement rentrée dans les epaules attendait le choc ,car il savait que ce discours n'avait pas sa place ici ,ce n'etait que pour la forme avant un furieux combat ,et lorsque Le Devin le comprit il fut rassuré.Fini de parler ,la loi du sang allait a nouveau parler. 
Le Devin bondit en avant a sa rencontre.Le choc fut extremement violent ,l'eclat des lames resonna partout autour d'eux ,chacun donnait ses coups avec une force hors de propos ,ceux de la jeune femme etaient poussés par la haine qu'elle lui vouait surement ,mais la rage et la fureur du Devin etaient plus anciennes ,plus profondes ,et ses coups ,portés avec la conviction et la force d'une soif devorante de vangeance ebranlaient les bras de son adversaire a chaque croisée de lame.En mer ,le style de combat etait bien different de celui pratiqué lors des combats terrestres ,les coups convenaient parfaitement à l'espace reduit ,leur force propre a trancher dans le vif ,et Le Devin avait l'avantage de l'experience ,le roulis du pont sous ses pieds ne le derangeait pas du tout ,mieux encore il composait avec pour charger avec plus de violence ou se replier plus vite.De sa lame d'acier bleu ,Le Devin parait les coups ,tandis que de l'autre il tentait d'agripper le flanc de son adversaire avec les crocs de requin comme avec un grappin.Elle etait forte ,tres forte ,mais elle avait sousestimé un detail ,c'etait le fait qu'elle luttait contre un marin ,un pirate qui ne connait que la ruse ,et elle allait en payer le prix. 
Tandis que tout le monde regardait le duel furieux qui se deroulait au centre de la dunette ,une multitude de grappins emballés de toile virent crocher en silence la rembarde ,c'etait les marins de la Prophetie qui se hissaient a bord ,apres etre passés de l'exterieur par les fenetres des cabines ,qui s'emparaient discretement des positions adverses ,par ruse donc.Couverts par le bruit des lames ,la pluie et l'attention que portaient les soldats au duel ,les marins reussirent a prendre pied en nombre suffisant ,et au meme moment ,la majeure partie des soldats fut hapée en arriere et assomée ou maitrisée ,tandis que l'autre etait tenue en respect à la pointe du sabre.Desormais seul le fracas des sabres rompait le silence ,le combat n'en avait pas cessé pour autant ,il avait meme prit une nouvelle ampleur.La militaire s'etait surement aperçue de la felonie ,et cela devait l'enrager.Quand au Devin ,il avait comprit en lisant dans le regard de certains que jamais ils ne se rendraient tant que leur chef serait debout.Qu'a cela ne tienne ,il ne comptait pas faire de quartier. 
Le pont sous ses pieds tanguait de plus en plus ,il etait imperatif d'en finir au plus vite ,sinon les deux navires liés l'un a l'autre finiraient par s'eventrer entre eux ,et il tenait beaucoup trop à sa chere Prophetie pour prendre un tel risque avec un gain aussi mince.Alors il chargea ,de tout son coeur et de tout son corps ,il lui rentra purement dedans.Une lame lui entailla le flanc gauche ,tandis qu'une autre derapait dans un grincement sur l'epaule de son armure qu'il portait sous son manteau ,mais il heurta en pleine poitrine la demoiselle de l'autre epaule et la jeta a terre.De tout son poids ,ce qui n'etait pas rien ,si l'on comptait lui ,son armure et toutes ses armes ,il s'effondra sur elle ,et saisit dans son poing ganté d'acier sous le velour les deux lames ,pres de la pointe et les brisa d'un coup de coude ,avant de s'emparer de ses poignets avec une force de ce meme metal ,la contraignant par une rude pression à lacher les poignées de ses deux sabres mutilés.Là ,les tenebres de son capuchon tout pres de son visage ,il lui glissa d'une voix basse et grave : 
"La mort sera pour tous si nous ne quittons pas le bord au plus vite.Puis-je compter sur vous pour faire evacuer le navire par vos hommes au plus vite ? Et sans nous deranger durant nos manoeuvres je vous prie." 
 
Il lui lacha et se redressa ,il s'assura d'un regard que la plupart des militaires n'avaient plus leurs armes ,il savait qu'ils avaient de l'esprit mais la defaite et le desir de vangeance pouvait leur faire tenter une action de desespoir et en cet instant delicat il avait besoin de tout sauf d'une rebellion armée.Il se detourna rapidement d'elle.D'un geste ,il designa le plat-bord et commanda la mise en place de passerelle au plus vite ,les deux coques commencaient a battre l'une contre l'autre avec violence ,et il fallait faire vite.Il ordonna a son second de prendre une dizaine d'hommes de confiance avec lui et d'aller vider les cabines et tous les objets personnels et documents ,avec delicatesse si possible ,et laissa les soldats aller recuperer leurs effets a fond de cale là où ils etaient logés avant de passer sur l'autre bord ,a bord de l'abordeur.Le Devin n'avait pas peur d'une insurection ,les soldats etaient intelligents ,leur chef du moins ,et ils savaient qu'ils ne s'en sortiraient pas vivants sans lui ,la mer ne pardonnait pas.Tandis que ses ordres etaient executés et qu'un detachement prenait tout de meme la peine d'aller inspecter la cargaison et en recuperer le plus precieux ,Le Devin se plaça à la barre du navire conquis ,saluant d'une reverence ironique le cadavre du capitaine qui gisait là ,puis entreprit de diriger ce navire inconnu au meme rythme que sa belle fregate ,il songea un instant a s'en emparer ,mais pensa qu'il serait maladroit de scinder son equipage avec une telle compagnie a son bord ,surtout quand la survie de son propre navire posait deja probleme ,avec une telle masse de nuages noirs comme l'ebene qui s'amoncelait a l'horizon.Malgré cela ,il etait d'exelente humeur.Un tel dechainement de fureur l'emplissait de joie ,et sous son capuchon et son masque ,son visage se fendit d'un large sourire feroce.Que vienne la tempete ,lui et la Prophetie lutteraient et vaincraient ,il prouverait une fois de plus qu'il etait digne de naviguer sur l'ocean ,et surtout qu'il etait libre.Oh oui ,libre ,libre ,à jamais !! 


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MessagePosté le: Mar 2 Juin - 22:27 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

{Désolée pour la longueur... J'étais plutôt inspirée avec votre post... Si vous le souhaitez, des passages peuvent bien évidemment être supprimés, rien n'est tout à fait important =)}


Dès les premières secondes du duel, n’importe qui aurait pu en prédire la violence. Il avait suffit d’un seul son, d’une seule amorce d’attaque pour le deviner. Ce cri du métal tellement reposant et rassurant pour Victoire qui lui était semblable à l’éternel ressac de la mer, caressant le sable chaud de sa tendre volupté. Les fers se croisaient dans une chorégraphie que seuls eux semblaient maitriser. Il n’y avait plus de camp du bien ou du mal, plus d’attaquant ou d’attaqué… Impossible de détourner les yeux de ces deux silhouettes, à la fois si lointaines et si proches, si différentes et si semblables. Leurs armes fusionnaient dans une danse macabre, s’entrechoquaient en rythme dans une mélodie entrainante que leur jeu de jambe avait apprivoisée. Tous deux se déplaçaient sur le plancher du navire à la manière de funambules dansant sur le fil délimitant la frontière entre le Monde des Anges et le Monde Réel. Ce duel aurait été digne d’être présenté dans une arène tant les combattants s’équivalaient et redoublaient de parades, d’attaques, de contre attaques pour remporter cette bataille. Oui cette bataille qu’il ne fallait pas perdre. Cette bataille qui scellerait la sentence ultime pour les vaincus. Mais à ce moment précis, plus personne ne s’inquiétait des retombées du duel, la seule chose qui importait, c’était de les observer, ces deux Adversaires dont le Destin avait provoqué la rencontre. La chevelure de Victoire, trainée funèbre devenant linceul, accentuait cette sensation d’observer deux êtres uniques, deux êtres comparables à des Ombres tant leurs gestes et mouvements provoquaient une distorsion dans le Monde qui les entourait. Mais la Nature avait son lot de surprises, et plus encore lorsque l’on se trouvait en pleine mer. Habituée à un sol plat et stable, Victoire voyait d’un mauvais œil la tempête qui s’annonçait. Les vagues percutaient violemment la coque du navire tandis que ce dernier tanguait, mal mené par le courant de la mer. Plusieurs fois la jeune femme manqua de perdre son équilibre et d’offrir par là même une occasion à son adversaire d’en finir. Mais il en fallait beaucoup plus pour que cette Capitaine laisse son opposant prendre l’avantage. Leur force ne se valait certes pas, mais elle compensait par une souplesse presque sans limite et un jeu de jambe que beaucoup lui enviait. Soudain, le navire sembla s’agiter plus qu’à la normale, suffisamment pour que la jeune femme perde durant un bref instant toute sa concentration. Son regard avait immédiatement parcouru ce qui l’entourait. Tous ses hommes étaient maitrisés par les marins du Devin. Grave erreur… Alors qu’elle aurait du porter toute son attention sur son duel, la situation extérieure l’en empêchait. C’est à ce moment précis que la jeune femme senti le déroulement de la bataille lui échapper purement et simplement. Son adversaire choisi cet instant de torpeur pour porter un sérieux coup à l’orgueil de Victoire. A la manière d’un bélier à l’aide duquel on enfonçait les portes, il chargea. La Capitaine qui regardait sur le côté n’eut que le temps de limiter les dégâts, pas d’éviter l’attaque. Ses deux épées fendirent les airs pour bloquer la charge de l’Homme. Succès mitigé car pendant que l’une des lames atteignaient le flanc, l’autre se heurtait à l’armure de leur cible. Autant le dire, l’armure sous le manteau, la jeune femme ne l’avait pas réellement prévu. Mais elle aurait dû s’en douter ! Que d’erreurs depuis le début de cette bataille… Sa vie lui importait peu, c’est pourquoi l’attaque éclair de son adversaire ne l’effraya d’aucune manière, même lorsqu’il réussit à passer les barrières formées par ses armes. Non ce qui lui était vital, c’était bel et bien son honneur et la fierté de son père à son égard. Que vaudrait sa vie si elle se faisait bêtement avoir par le premier venu ? Plus rien… Mais n’oublions pas cette petite part d’humanité qui habite la jeune femme. Si quelque chose d’autre pouvait bien l’angoisser, ce n’était autre que la vie de ses hommes. Cruel paradoxe. Et il ne faisait aucun doute qu’elle sacrifierait sa vie pour eux, quoique la hiérarchie et la loi en disait.      
 

Le choc. Dur. Violent. A peine Victoire entrevoyait-elle un espoir de sortir vainqueur en touchant de sa lame le flanc de Le Devin, toute idée de ce type fut balayée brusquement à la manière du souffle d’une explosion. Son adversaire venait de la percuter de plein fouet. Sa respiration coupée, la jeune femme chuta à terre. Sa tête heurta rudement le sol, provoquant une seconde migraine et aggravant la première blessure. De l’air. Chaque respiration devenait douloureuse et elle peinait de à emplir ses poumons d’oxygène. C’était comme s’il lui fallait réapprendre à respirer. Respire… Encore… Son corps se crispait sous l’effort demandé et il lui semblait devoir chercher de l’air de plus en plus loin. Son souffle saccadé l’empêchait de réaliser ce qu’il se passait autour d’elle. Elle n’avait qu’une chose en tête, respirer. Ses paupières s’ouvraient et se fermaient au rythme de sa respiration tandis que l’oxygène paraissait se raréfier. Et cette masse qui s’appuyait sur elle… On aurait cru qu’une enclume était posée sur son abdomen… Pourquoi ne pouvait-elle plus respirer ? Ses yeux, éclat de pureté reflétant les rares rayons de Soleil, parcouraient sans comprendre les alentours. Soudain, un bruit de métal la tira de sa léthargie. Un bruit que la Capitaine ne connaissait que trop bien. Sa vision devint nette dès cet instant. Ce poids qui l’empêchait de respirer… C’était Le Devin. Et ce son annonceur d’une fin funeste… Le brisement de ses lames. Peu à peu Victoire reprenait ses esprits, ainsi que son souffle. Si elle ne réagissait pas rapidement, la Grande Inconnue l’emporterait sans préavis. Alors qu’elle tentait de se dégager de son adversaire, ce dernier lui saisit ses poignets avec force. La Capitaine résista pour ne pas lâcher le peu qu’il restait de ses armes. Non, cette fois-ci, il ne gagnerait pas. Et pourtant… Si forte soit sa détermination, cela ne suffit pas… Cette force surhumaine qui la contraignait à agir contrairement à sa volonté ne pouvait qu’appartenir à un Démon. La jeune femme lâcha ses armes en étouffant une exclamation de douleur. Il ne lui restait plus trente-six solutions. La guerrière se débattit avec sa force restante pour enfin se dégager de ce Démon. Mais ce dernier raffermit sa prise. Son poids empêchait tout mouvement, si minime soit-il. Soudain, la jeune femme se raidit. Le Devin rapprochait son visage du sien. Serait-ce enfin l’annonce de sa mort ? Contre toute attente, son adversaire lui proposa toute autre chose.      
 

« La mort sera pour tous si nous ne quittons pas le bord au plus vite. Puis-je compter sur vous pour faire évacuer le navire par vos hommes au plus vite ? Et sans nous déranger durant nos manœuvres je vous prie. »     
 

Presque aussitôt, il la lâcha et vaqua à ses occupations, la laissant seule, allongée sur le sol, ses deux lames couchées près d’elle. Victoire n’en revenait pas. Pourquoi ne l’avait-il pas tuée ?! Est-ce parce qu’il avait eu pitié de sa nature de femme ? La guerrière bouillonnait à l’intérieur de ce feu qui la dévorait à chaque fois qu’on tentait de l’exclure de ses fonctions en raison de sa nature. Et quelle audace de la laisser ainsi. Oh oui elle souffrait physiquement mais sa douleur morale était bien plus grande… Son orgueil avait été la cible d’un lynchage sans considération aucune. Et quoi de plus frustrant pour une jeune femme telle que la Capitaine de l’Armée des Glorieuses que de se voir reléguer à un second plan. Piquée à vif, elle ne faisait même plus attention à ses poignets meurtris ou même à son crâne dans lequel il lui semblait qu’un troupeau d’éléphants dansait la Polka sur un rythme de roulement de tambours. Non tout cela ne l’atteignait pas ou plus. La douleur n’en restait pas moins présente, mais tellement loin de son orgueil blessé. Alors qu’André venait à elle pour l’aider à se relever, Victoire le repoussa et se redressa seule, ignorant les regards posés sur elle. Son père la renierait après cette défaite cuisante, elle en était certaine et le simple fait de voir la déception dans son regard la punirait suffisamment. Elle avait échoué… Elle n’était pas ce fils qu’il avait tant désiré… Ce fils glorieux dont il pourrait vanter les mérites…     
 

*Pardonnez moi père…*     
 

Et même si ses hommes ne semblaient pas vouloir remettre en cause son autorité, il n’en restait pas moins que sa fierté venait d’être piétinée sans ménagement. La jeune femme regarda autour d’elle, quelques morts de sa compagnie gisaient sur le sol tandis que tout l’équipage du navire avait été décimé. Pourquoi les épargner puisqu’ils ne voulaient à l’évidence faire aucun quartier ? La Capitaine ne resta pas plus longtemps dans ses pensées et exécuta les conseils de Le Devin non sans ignorer son second, André, qui tentait tant bien que mal de la convaincre de se soigner. Victoire ne prit pas la peine de retourner chercher ses affaires ; tout ce dont elle avait besoin avait été détruis : armes et fierté. Lorsqu’elle eut franchi la passerelle reliant les deux navires, deux pirates arrivèrent à son niveau et l’amenèrent dans une cabine avant d’en fermer la porte. La jeune femme soupira. Pendant une bonne heure, elle examina la petite pièce. Ce n’était sûrement pas la cabine du Capitaine car trop sobre, mais pas non plus celle d’un des membres de son équipage, la taille ne correspondait pas… Quelques rayons du soleil filtraient à travers les carreaux mal lavés du hublot. C’en était trop de cette attente, sans aucune nouvelle de ses hommes… Aux grands maux, les grands remèdes. On ne voulait pas lui ouvrir, qu’à cela ne tienne, elle l’ouvrirait elle-même cette fichue porte. La Capitaine prit une grande inspiration et chargea contre la porte, tentant de la défoncer à coup d’épaule. Elle réitéra le procédé 3 fois de suite puis, la 4ème, un évènement imprévu intervint. Alors que la jeune femme s’élançait vers la porte, cette dernière s’ouvrit. Des silhouettes derrière indiquèrent qu’elle n’y était pour rien. Mais l’élan l’emportait sans qu’elle ne puisse s’arrêter à temps. La guerrière fonça sans aucun contrôle sur les silhouettes qui avaient ouvert la porte. Des bras puissants la bloquèrent, de sorte qu’elle ne percuta en fin de compte personne. Victoire releva la tête, se redressa, droite, immobile comme si de rien n’était.     
 

« C’est pour quoi ? » demanda-t-elle.     


La situation ne manquait pas d'ironie. Afin de conserver sa prestance, elle agissait comme si elle se trouvait chez elle et que l'on venait l'importuner.    


_______________
On rencontre sa destinée,
souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter.




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Le Devin
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MessagePosté le: Sam 13 Juin - 15:57 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

La joie d'une tempete grondante.Le plaisir du vent hurlant.Le frisson de la houle qui secouait le navire.Le mystere des tenebres qui les envellopaient.Tout cela rendait le capitaine Le Devin terriblement heureux.Les vagues frappaient la coque comme autant de coups de marteau ,la furie des elements se dechainait tout autour de lui ,c'etait un festival de sons dechirants ,d'emotions et de souffrances ,la complainte des navires qui craquaient de toutes parts ,les membrures gemissaient ,le greement tremblait sous la force des rafales ,le tout au milieu d'un decor d'apocalypse. 
C'etait comme un chant à la fois lugubre et magnifique que celui du vent sifflant dans les cordages ,des sourdes vibrations des grosses manoeuvres aux trilles stridentes des plus petits filins.Ses deux mains d'acier broyants presque les poignées de la roue de gouvernail ,Le Devin etait aux anges ,le defi se montrait à la hauteur de ses capacités ,son equipage et son navire allaient devoir donner le meilleur d'eux-meme ,prouver une fois de plus qu'ils etaient digne de naviguer sur l'ocean. 
Barrer ce navire melé au sien ,c'etait comme conduire deux chariots emballés sur un chemin etroit.Nul moyen de ralentir ou de se separer de sa conserve ,il n'y avait pour le moment rien d'autre a faire que de fixer la route a suivre ,limiter les chocs ,diminuer les autres ,le tout en depis des vagues ,de la vitesse effrayante ,du vent hurlant et en rafales.Cet exercice etait rendu d'autant plus perilleux que Le Devin ignorait tout de ce navire ,qui ressemblait un peu à sa propre frégate ,puisque volée aux Junras ,sa belle Rage au Coeur qui attendait dans la crique du Rocher Creux.Nerveuse et fine ,elle etait bien trop legere a son gout ,elle montait à la vague comme un bouchon ,cet effet etait agravé par le poids des marchandises qui passaient perilleusement d'un bord a l'autre ,les ballots et caisses decrivaient de grands arcs dans le ciel ,entre mer et nuages ,pour finir avalés par le panneau de la Prophetie ,comme par un gouffre sans fin et insatiable. 
Le temps etait de plus en plus mauvais ,et le danger de plus en plus grand ,il allait vite falloir songer a evacuer le navire.Sur le pont ,les derniers soldats passaient a bord de la Prophetie en serrant contre eux leurs maigres paquets d'affaires personnelles ,les marins portants les documents et bagages des officiers juste derriere.Il etait temps.Le Devin dressa le bras et commanda de trancher les amarres ,en lui laissant juste un filin pour retourner a bord ,et il s'appretait a lacher les poignées de la barre lorsqu'il avisa sur le plancher les deux lames de son adversaire qui gisaient ,cassées en deux.La silhouette noire s'immobilisa sous la pluie ,son capuchon detrempé pendait lamentablement ,et son hesitation etait perceptible derriere son visage de tenebres.. 
Une minute plus tard ,son second à la coupée regardait ,l'air anxieux une silhouette noire courir vers lui ,droit devant elle malgré le roulis insensé du pont ,seuls ses pieds depassaient de cette forme noire dont les lourdes bottes battaient le plancher.A cet instant ,un mouvement un peu fort du navire abandonné cassait net le cordage ,et les deux vaisseaux se separerent rapidement ,d'abord un metre ,puis deux.Le Devin bondit ,tel un grand oiseau de proie qui deplorait ses ailes ,et retomba le long du flanc de son vaisseau.Heureusement ,les filins de l'abordage y pendaient encore ,et il en agrippa un ,avant de se hisser en deux coups de reins aux cotés de son second qui feignit une totale indifference. 
Apres un silence ,ils tournerent leurs regards automatiquement vers la frégate Junra ,deserte et laissée a elle-meme.Spectacle terrifiant et fascinant à la fois que celui d'un naufrage.Massés le long de la lisse ,les marins et militaires ,dans un meme silence religieux ,observaient cette coque vide ,qui filait droit devant elle ,en s'approchant du vent.Au bout de quelques instants a rouler dans le creux des vagues ,une lame le saisit par le travers ,la fregate partit sur le coté et ,d'un seul coup ,lorsque le lest ne porta plus ,elle se retourna ,tous ses mats cassants nets ,et une fraction de seconde apres ,il en restait a peine quelques debris.Un profond silence pesait sur tout le vaisseau.C'etait cette espece de consternation qui succede à la fin de tout bateau sur ces mers ,quel que soit sa forme ou taille ,une embarcation qui sombre est toujours saluée par un instant de recueillement ,la fin d'une vie ,le souvenir de tant de voyages engloutit par l'ocean ,qui rappelle a lui cet intrus ,toleré un temps ,mais vite rappellé au sein de l'element qu'il bravait. 
Une fois ce silence communement admit terminé ,les marins indiquerent aux militaires le chemin a suivre pour descendre dans la cale que l'on avait degagé pour eux ,un sabord sous le vent ouvert pour ceux qui souffraient du mal de mer ,tandis que tout le monde se hatait à la manoeuvre ,pour faire reprendre au navire une route en fuite ,plutot que de lutter contre les courants et les vagues ,il suffisait de se laisser guider par elles et le vent ,quelle que soit la direction ,meme si ils en etaient reduits a s'eloigner de la terre.Malgré la simplicité de la manoeuvre ,Le Devin etait de retour a son poste ,solidement campé devant la roue de gouvernail ,pour negocier au mieux les creux et cretes des vagues.Cela avait des allures de jeu ,comme descendre d'une coline en chariot en evitant troncs et ornieres ,bien que cela fasse longtemps que Le Devin n'avait pas descendu une colline ,ou meme de son navire en general.Bien longtemps a vrai dire... 
 
Une heure plus tard ,a partir de l'instant où le temps permit de dresser le couvert ,trois marins furent envoyés sortir l'officier de la cabine où on l'avait placée dans la hate de la manoeuvre ,faute de mieux.On l'entendait depuis un petit moment qui tentait de defoncer la porte de sa cabine ,et ce bruit avait un petit coté pathetique perçu depuis le pont a travers les hurlements de la tempete.Alors qu'ils ouvraient la porte ,la jeune femme leur bondit litteralement dessus ,alors qu'elle essayait une fois de plus de defoncer le panneau.Son insolence et son maintient firent sourire les trois marins ,ce apres quoi le plus grand ,un colosse de deux metres à la barbe noire fournie et à l'oeil unique repondit : 
-"Le capitaine vous invite a diner avec vos officiers et les siens.Si vous desirez vous changer ,tout ce dont vous pourrez avoir besoin se trouve dans la penderie derriere la cloison." 
 
A cet instant ,il y eu un pas dans le couloir et le capitaine passa derriere ses trois hommes.Son aspect avait quelque chose de comique et pathetique à la fois.Il etait litteralement detrempé ,son manteau noir allourdi par l'eau pesait sur sa silhouette ,des plaques de sel se voyaient par endroit et le rebord de son capuchon pendait lamentablement en avant ,tandis qu'il s'egoutait miserablement dans le couloir.Sa face de tenebres se tourna un instant dans leur direction ,puis il poursuivit son chemin vers sa cabine. 
Le géant borgne eut un sourire puis conclut : "Nous repasserons dans une demi-heure vous conduire a la grande cabine ,vous avez le temps d'aller chercher vos officiers." avant de s'en aller en laissant la porte deverouillée. 
 
Dans sa cabine ,le capitaine Le Devin se changeait pour presider ce diner en face à face avec l'officier capturée et ses sous-officiers.Comme ils ignoraient quel serait leur nombre ,le couvert ne fut pas dressé ,on attendrait que tous les convives soient present. 
Lorsque des bruits se firent entendre de l'autre coté de la porte ,dans la grande cabine communiquante avec la sienne ,Le Devin sut que les invités etaient arrivés et ,tirant une derniere fois sur ses gants de satin noir ,il franchit la basse porte derobée et penetra dans la salle a manger ,au milieu de ses officiers et de ses convives. 
La piece etait relativement large ,bien que basse de plafond ,quelques meubles portants des outils de navigation ici et là ,et la majorité de la place etait occupée par une grande table ronde ,couverte d'une nappe bleu marine a points d'argent ,cela donnait à la piece une atmosphere celeste en raison du noir des membrures omnipresent.Le capitaine etait vetu diametralement a l'opposé de sa tenue de combat.Il portait un uniforme complet d'amiral de la marine des Glorieuses ,un pantalon blanc immaculé ,une veste a jabot noir bleu marine a passements d'or et de cuivre ,epaulettes scintillantes ,gants noirs et son sabre d'acier bleu au coté en guise d'épée d'apparat.En sus de tout cela ,il chaussait de lourdes bottes de cuir noir ,les seules qui pouvaient lui convenir.Mais par-dessus tout cet uniforme impeccable ,il portait un capuchon noir ,neuf celui-là ,rataché a aucun de ses vetements ,et qui preservait son visage dans les tenebres familieres qui lui tenaient lieu de facies. 
Derriere ce visage de tenebres ,Le Devin sourait.Il ignorait quel effet cela produirait sur sa captive de le voir vetu en superieur hierarchique ,ce qu'il etait reelement ,car il esperait tirer grand profit de cette rencontre ,et il se demandait bien comment elle réagirait.N'etait-ils pas de la meme race ,meme si lui l'avait reniée ,tout deux des militaires ? Il n'allait pas tarder a avoir sa reponse ,puisqu'ils se faisaient d'hors et deja face ... 


Dedaignant la fortune et brandissant son fer ,qui fumait d'un sanglant carnage ,en vrai mignon de la valeur il se taille un chemin ,et bientot il affronte l'infame et il ne lui prit congé ,ni ne lui dit adieu.


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Victoire de l'Amoriel
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MessagePosté le: Mer 19 Aoû - 13:17 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

    Une heure. Soixante minutes. Trois mille six-cents secondes. C’était long. Très long. Surtout lorsque l’on se retrouvait en plein territoire ennemi. Il y avait plusieurs manières de réagir à la solitude en un lieu inconnu. La première, patienter. C’est que fit Victoire, observant avec attention ce qui lui était offert de voir. Oui, offert. Il n’y avait aucune liberté dans ce mot, juste l’assentiment d’autrui, l’accord tacite d’un vainqueur donné à son prisonnier. La jeune femme prit le temps d’analyser chaque objet, chaque meuble, chaque aspérité du lieu qui la retenait. Un hublot diaphane diffusait une lumière trouble dans la cabine, accentuant le mal être de la jeune Capitaine. On était bien loin d’un champ de bataille ou d’une cérémonie officielle, les deux seuls lieux où elle pouvait prétendre s’y sentir à peu près comme chez elle. Ici, c’était au contraire la pleine mer avec son lot d’imprévus ; sa hiérarchie particulière ; une nouvelle panoplie de mœurs, us et coutumes… Tout ce qui faisait une ethnie dans un peuple que l’on disait homogène : les Junras. Oui, sur ce navire rien n’était comme ailleurs et c’est avec appréhension que Victoire le découvrait. Pourtant, son visage n’exprimait qu’une tranquille assurance qu’on ne saurait troubler de quelque manière que ce soit.

    La seconde manière de profiter du temps qu’on lui laissait, était tout simplement de s’imposer non pas comme une prisonnière que le Devin semblait ignorer avec toute la courtoisie du monde marin, mais bien comme un égal. A part entière. Et c’est ce que fit une nouvelle fois la jeune guerrière. Impossible de rester là les bras croisés alors qu’aucune nouvelle de ses hommes ne lui avait été transmise. Au bout de cette éternelle heure d’observation, elle se décida. Cette porte ne la gênerait plus très longtemps. Sauf que… Le Devin semblait vouloir jouer un peu avec elle et son orgueil. Alors qu’elle aurait pu très facilement – d’après elle – ouvrir cette porte par ces propres moyens, voilà que l’on venait la chercher. Délicate attention si par là encore, le Capitaine du navire ne venait pas de rabaisser une nouvelle fois Victoire au rang de prisonnière dont on tolérait tout juste la présence à bord.

      « Le capitaine vous invite à diner avec vos officiers et les siens. Si vous désirez vous changer, tout ce dont vous pourrez avoir besoin se trouve dans la penderie derrière la cloison. »


    Victoire regarda l’homme qui lui faisait face. Il mesurait bien deux têtes de plus qu’elle mais n’en fut pas plus impressionnée. Le regard de la jeune femme fixait les yeux de son interlocuteur dans une froideur équivalent le manteau blanc de la neige qui vous mordait la chair. Il était clair qu’elle n’appréciait pas cette façon de se comporter devant elle. Il mériterait de finir pendu pour un tel affront. Le colosse se contentait de déverser des paroles apprises sûrement par cœur pour l’occasion. Aucune touche personnelle, aucun Salut… Rien. Totalement morne et plat. La jeune Capitaine n’avait pour ainsi dire pas vraiment écouté ce qu’il lui avait dit. Elle cru comprendre qu’il s’agissait d’une invitation. Rien que le terme la rebutait. Elle était captive et ce Le Devin prenait à un malin plaisir à enfoncer le couteau dans la plaie en le montrant aux yeux de tous. Victoire serra les dents. Les messagers qui lui faisaient face n’y étaient pour rien, du moins en théorie. Croyaient-ils réellement qu’elle allait accepter de se rendre dans un lieu où elle serait traitée comme une prisonnière ? Grotesque. Elle ne voulait en aucun cas partager le repas avec ce Capitaine qui l’avait délibérément humiliée en public. Plutôt mourir. Et Dieu savait à quel point la mort paraissait plus douce pour Victoire que cet excès de courtoisie. Elle jeta un coup d’œil vers la cloison mentionnée. Et en plus elle devrait enfiler les vêtements de ce Le Devin… Au moins, tant qu’on ne lui demandait pas expressément d’enfiler une robe, le problème restait minime. Mais encore faudrait-il qu’elle accepte d’y aller ! Et c’était très loin d’être le cas pour le moment. Soudain, une silhouette passa derrière les trois toutous du Capitaine. La jeune femme le reconnu immédiatement. Ce long manteau noir cachant son propriétaire dans les ténèbres rassurantes de l’Ombre… Cette démarche assurée et pourtant empreinte d’un sentiment qu’elle ne saurait décrire… L’envie de lui régler son compte lui tenaillait le ventre mais elle n’en fit rien. S’attaquer à un adversaire qui vous accueillait courtoisement n’avait rien d’honorable. Et s’il y avait quelque chose de plus important que la fierté pour la jeune Capitaine de l’Armée des Glorieuses, c’était bien l’honneur. Le différend entre eux ne se réglerait que lors d’un duel, d’égal à égal, où l’honneur des deux combattants serait respecté.

      « Nous repasserons dans une demi-heure vous conduire à la grande cabine, vous avez le temps d'aller chercher vos officiers. »


    Victoire sortit de ses pensées. La silhouette avait disparu de son champ de vision. Les hommes de Le Devin refermèrent la porte et partirent. La jeune femme n’entendit pas le cliquetis singulier d’une serrure que l’on fermait aussi elle put aisément déduire qu’ils la laissaient faire comme bon lui semblait. Elle resta là un moment, immobile, réfléchissant à ce qu’elle pourrait bien faire de cette liberté conditionnelle. La guerrière se dirigea vers un miroir et observa son état avec attention. Son uniforme autrefois d’une blancheur immaculée se teintait à certains endroits d’un rouge vermeil destiné pourtant à un tout autre usage… Un usage unique et rare… Faire couler la vie dans nos veines, tout simplement. Elle grimaça en observant plus précisément la blessure derrière sa tête. La souffrance restait heureusement supportable. Une petite migraine le lendemain et ce serait régler. Posée sur une commode en bois massif, une vasque emplie d’eau trônait auprès de linge de maison. Impressionnée par ce confort pour le moins rare en pleine mer, en particulier lorsqu’il s’agissait de pirates, Victoire laissa sans le vouloir s’échapper un sifflement de sa bouche. Elle attrapa la serviette, l’y noya dans le bassin en porcelaine et s’essuya lentement le visage. Retrouvant peu à peu ses marques et sa prestance, la jeune femme tenta d’enlever les dernières traces de sangs subsistant au niveau de sa tête. La blessure saignait de moins en moins et c’est avec un air de satisfaction que la Capitaine de l’Armée des Glorieuses se dirigea vers la penderie. Lentement elle l’ouvrit, comme si elle était consciente d’y trouver plus que de simples vêtements. Ses yeux caressèrent les tissus s’étendant devant elle. Il y avait de tout. Des vêtements de paysans, des habits de Nobles, de simples marins, de serviteurs et même de femmes. Victoire étouffa un rire. Quelle ironie du sort ! Elle qui cherchait par tous les moyens de se faire respecter comme un Homme, quitte à s’affubler d’un uniforme masculin, la voilà face à une penderie d’un Capitaine qui ne rechignait pas à porter des robes. Finalement, cette escapade en pleine mer se révélait plus intéressante que prévu. La jeune femme inspecta chaque vêtement un à un puis se décida pour une tenue en particulier. Son uniforme était dans un piètre état, elle ne pouvait décemment pas se présenter de la sorte. Et pourtant c’est ce qu’elle venait de statuer. Elle irait tel quel. La jeune femme ne voulait en aucun cas se retrouver devant le Capitaine du vaisseau en pantalon et chemise ample. Et tant pis pour la pneumonie. Assister à un repas dans les vêtements de son hôte… Et puis quoi encore ?! Elle ramena sa longue chevelure de jais en arrière dans un geste nonchalant tout en se dirigeant vers la porte de la cabine. Ses hommes avaient dû être également bien traités, du moins c’est ce qu’elle espérait. Il était déjà suspicieux qu’on l’ait mise à part dans une cabine qui possédait somme toute un certain confort. Les flibustiers ne s’embarrassaient pas d’autant de politesse et de courtoisie en tant normal. Quelque chose se tramait et la jeune femme complétait le puzzle peu à peu. Il lui manquait les pièces centrales, mais elles ne tarderaient pas à entrer dans son jeu.

    Victoire franchit la porte. Au dehors, c’était l’agitation à l’état pur. Des cris retentissaient de chaque bord du navire interpellant un marin ou donnant des ordres à un petit groupe. Un fond sonore qui avait une très nette ressemblance avec les champs de bataille terrestres que la jeune Capitaine avait l’habitude de mener. Seul le sol ballotté par la mer semblait lui poser problème. Naviguer n’avait jamais été un de ces talents. Heureusement pour elle, la jeune femme avait déjà passé quelques jours sur le navire affréter tout spécialement pour son contingent, le temps d’éloigner le mal de mer de son corps. C’était la seule chose positive qu’elle retenait des jours précédents. Au moins, elle ne serait pas malade devant Le Devin. Quel déshonneur cela aurait été ! Elle n’était déjà pas dans une position bien confortable, il ne fallait pas en rajouter. Victoire respira longuement, toujours devant sa porte. L’air frais emplissait ses poumons avec douceur et vivacité. Allez, il était temps de rejoindre ses hommes. On lui avait accordé une demi-heure, et la guerrière détestait être en retard.

    Après un dédale de couloirs sombres dans la coque du navire, la Capitaine junra trouva enfin la pièce où avaient été enfermés ses Hommes. Bien moins luxueuses que la cabine personnelle dont elle avait bénéficié, il ne s’agissait en fait que d’une cale à l’intérieur de laquelle étaient entreposés ce qui semblait être des vivres : des tonneaux, des caisses…  La légion junra s’était appropriée les lieux comme elle pu. Les guerriers étaient en effet dispersés par petits groupes, assis sur ou contre les tonneaux et les caisses composant le mobilier. Ils discutaient tranquillement, attendant un signe de leur supérieur ou de celui du navire. Lorsque la porte s’ouvrit, tous se levèrent d’un même mouvement. Victoire leur faisait face. D’abord rassurés de voir leur Capitaine en bon état, ils déchantèrent très vite lorsqu’elle leur exposa la raison de sa visite. Les discussions repartirent de plus belle, chacun exposant son avis sur la question. Puis, enfin, André, le second de Victoire, parla au nom de tous.

      « Aucun d’entre eux ne désire rencontrer ces flibustiers autour d’une table. Deux de nos guerriers ont péri lors de la bataille, ils estiment que ce serait là un affront à leurs mémoires. »
      « Très bien. Je vais décliner l’offre. »


    La jeune femme se retourna, et s’apprêtait à franchir la porte lorsqu’on l’interpella.

      « Capitaine ! Non. »


    André qui se trouvait plus tôt devant la jeune femme avait fait un pas en avant. Il se retourna face au reste de la troupe et d’un ample mouvement des bras embrassa la masse formée par les soldats tout en continuant :

      « Les gars veulent que vous y alliez Capitaine. Si ces marins n’ont pas déjà décidé de ce qu’ils veulent faire de nos vies, ils pensent que vous pourrez convaincre ce Le Destin… »
      « Le Devin. »
      « Mouais… ce Le Devin donc… » Grommela André «… de les laisser rentrer chez eux. Ou tout du moins, de plaider leur cause. »


    Victoire sembla hésiter sur la conduite à tenir. Le regard de ses Hommes qui lui étaient restés loyal dans les pires situations acheva de la convaincre. Un repas en compagnie de marins ne devait pas être si pénible que cela.

      « Très bien. Je veillerai cependant à ce que l’on apporte de quoi vous restaurer. »
      « Capitaine ! 
      « Oui André ? »
      « Je vous accompagne. »
     

    ~

    Enfin ils furent appelés à se rendre dans la salle où se déroulerait le repas. Tous deux entrèrent, ignorant les regards braqués sur eux. André et Victoire savaient qu’être en sous-nombre ne jouerait probablement pas en leur faveur, et que, qui plus est, le refus du reste de la troupe pourrait être perçu comme un affront. La jeune Capitaine s’avança vers Le Devin. Son regard avait été immanquablement attiré par sa tenue. Une tenue d’Amiral de l’armée des Glorieuses. Une tenue de supérieur. La jeune femme réfléchissait à toute allure. Pourquoi cet uniforme ? L’avait-il volé sur un vaincu ? Ou lui appartenait-il réellement ? Dans le second cas, il fallait admettre que cela était d’une contradiction rare. Pourtant, voyant mal ce qu’il aurait à gagner en enfilant un uniforme qui n’était pas le sien – à part un coup d’épée dans le ventre – Victoire ne réagit pas. Ou du moins, elle le fit comme s’il s’agissait d’un officier plus haut gradé. Son corps se raidit et prit dans l’instant même la position du garde à vous, imité par son second.

      « Amiral. »


    La jeune femme ne bougeait plus, seules ses lèvres trahissaient le fait qu’elle parlait.

      « Je vous demande d’excuser l’absence de mes hommes, Amiral. Soyez sûr en revanche que je saurai mettre en avant la courtoisie dont vous avez fait preuve. » Victoire marqua une pause puis continua. « Pouvez-vous prendre les mesures nécessaires pour leur restauration ? Ils ne vous causeront aucun problème tant qu’ils seront sous mes ordres, vous pouvez en avoir la certitude. »


    Oui vous avez bien lu. La jeune femme venait de demander une faveur. Heureusement que cette faveur ne la concernait pas personnellement, elle était rabaissée plus bas que terre par cet espèce d’énergumène mais creusait encore. Idiote. Enfin elle prononça les mots qui cherchaient une réponse depuis plus d’une heure. Une question à laquelle elle entendait bien obtenir une réponse.

      « Et maintenant Amiral ? Vous nous avez moi et mes Hommes sur votre navire, qu’attendez vous de nous au juste ? Que nous lavions le pont du vaisseau ? »


    Notons que la Capitaine junra ne respectait pas vraiment la courtoisie militaire en plus d’ironiser la situation. N’était-il pas dit que l’on devait toujours attendre que son supérieur prenne la parole pour à son tour répondre ? Qu’importe, ici, c’était le Royaume des mers. Et Victoire entendait bien y laisser sa marque. Une marque de choix. Une marque qui ne respectait les traditions militaires que dans le cas où cela l’arrangeait. En mer du moins…


_______________
On rencontre sa destinée,
souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter.




Dernière édition par Victoire de l'Amoriel le Ven 28 Aoû - 19:41 (2009); édité 3 fois
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MessagePosté le: Mar 29 Sep - 20:39 (2009)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

C'est beau un bateau qui meurt.Beau et etrangement effrayant.D'autant plus effrayant sur une mer demontée, un vaisseau fantôme livré à lui-meme et à la furie des élèments, sacrifié pour ainsi dire.Mais pour quelle cause ? Pour qu'un autre vaisseau survive, pour la survie de tous.Barrer les deux navires en meme temps aurait été impossible avec un seul équipage, et quand bien meme on eut réussi à le faire, la tempête n'aurait pas manqué de les separer, avec de tres faibles chances de jamais se retrouver.Bref, ce sacrifice était necessaire.Pourtant, à bord, chaque marin était un peu triste et desolé d'avoir abandonné un si magnifique vaisseauà son triste sort.Pas seulement les quelques marins survivants de l'équipage Junra, mais aussi les pirates, car la destinée de leur proie était également importante à leurs yeux.Et pas seulement de par la valeur qu'il representait.Le spectacle était d'une grandiose horreur.Cette masse de bois détruite en un instant rappellait à chacun qu'ils se trouvaient sur un morceau de bois similaire, et qu'ils pouvaient subir le meme sort à tout instant.Le temps pressait, la survie de tous dépendait de l'habileté et la volonté de chacun.C'était la loi de la mer, d'abord se preserver d'elle, et ensuite se faire la guerre, si on en a le temps.Aussi, personne ne posa de question lorsque les marins Junras se joignirent à l'équipage pirate pour les manoeuvres, et la chose fut acceuillie avec indifference.Il en allait de leur vie à tous.Quelques heures plus tard, ils signeraient tous le registre d'équipage. 
 
Pendant ce temps, dans la grande cabine, une scene particuliere se déroulait.Les officiers du vaisseau pirate recevaient les officiers de l'armée des Glorieuses trouvés à bord de la prise, les officiers du navire ayant tous helas rejoints les abysses.D'un coté, la capitaine Junra, dans son uniforme dechiré, sanglant et usé, accompagnée d'un lieutenant.De l'autre, les quatre officiers principaux du navire. 
Le Devin était decidé à conserver un masque jusqu'au dernier moment, il n'y avait pour l'heure aucune urgence à abattre son jeu, il pouvait se permettre de rester dans l'ombre.Il lut avec delectation tous les sentiments qui passerent en un éclair dans le regard de sa prisonniere, ou de son invité on ne savait plus bien.Sa réaction lui fit encore plus plaisir.Decidement il ne s'etait pas trompé, la jeune femme avait un esprit des plus vifs, sa réaction lui permettait de paraitre respectueuse quel que soit son veritable statut, et une allure aussi martiale et militaire faisait passer discretement sa requete au milieu d'un formalisme trompeur.Car Le Devin n'etait pas dupe, il lui en coutait de lui adresser ainsi une supplique, on sentait dans son expression une repugnance profonde à prononcer toute forme de demande.Fiere, pensa le capitaine.Trop fiere, pour parvenir à ses fins sur un navire.Les seuls qui gagnaient de l'attention et du respect etaient les autres marins qui sauveraient le batiment pour un acte de bravoure ou par le recit de leurs prouesses, tout cela etait impossible pour des terriens.Ils etaient inutiles et embarassants, son petit jeu d'intimidation n'avait aucune chance d'aboutir. 
Le Devin était impressionné par cette demoiselle.Son sang-froid et son esprit etaient dignes de tous les éloges, meme si l'humilité ne semblait pas faire partie de ses qualités principales.En attendant, elle venait de s'enquerir poliment de son sort tout en sortant une temeraire bravade, histoire de confirmer qu'elle ne se laissera pas gouverner sur commande.C'etait dommage, car c'est pourtant ce qu'elle allait devoir faire.Le Devin l'admirait pour son courage et sa force morale, mais il n'entendait pas laisser une Junra lui dicter sa conduite, voire meme pousser sa patience un peu trop loin.Surtout une Junra... 
Mais pour l'heure il se contentait de s'amuser du comportement de la capitaine, ces efforts pour preserver une certaine contenance montraient malgré tout jusqu'où elle était prete à aller pour s'assurer que ses hommes seraient bien traités.Sa derniere remarque en revanche le vexa.Il n'etait pas du genre à prendre les choses au second degré, et se voir ainsi rabaissé au rang de tortionnaire qui deshumaniserait ses prisonniers avait quelque chose de blessant.Mais il ne voulait rien en laisser paraitre et repondit, les mains dans le dos, de sa voix claire et grave : 
"Vos hommes se restaurent à l'instant meme, capitaine, soyez sans crainte.Quand à leur refus, je ne vois pas en quoi je pourrais en etre vexé.Cette cabine ne peut accueillir que les officiers et encore, je vous avertis que nous serons à l'étroit.C'est hélas une liberté de terrien que de pouvoir réunir toute une troupe autour de son chef.Permettez que je vous presente mes officiers." 
 
Il les designa tous les uns apres les autres, par ordre hierarchique.Le second, un colosse à la barbe noire fournie, fixait les invités de son unique oeil valide.Le troisieme lieutenant, un Sagoraï au teint pâle, cheveux longs et aux allures de bellatre regardait les convives avec la politesse hautaine si frequente chez les gens de sa race.Quand au quartier-maitre, il s'agissait d'un Enim de la taille d'un Junra moyen, mais reconnaissable par sa barbe herissée et ses petits yeux luisants et droits.Et le capitaine, le plus decalé de tous pour un pirate.La mine altiere, l'allure noble, il imitait en tous points un amiral de la flotte Junra, noble de naissance et de coeur, mit à part son capuchon noir, dont il ne se separerait en public pour rien au monde.Elle avait decidé de le traiter comme un superieur hierarchique, mais cela aurait été bien trop facile.Le Devin ne comptait pas lui donner le plaisir de clarifier aussi nettement leurs positions respectives, de plus il detestait etre assimilé à la personne qu'il avait été un jour, et qui à present le repugnait.Cet uniforme n'etait là que pour placer une dose d'ambiguité de plus dans le rapport entre les deux capitaines, et meme si ce petit jeu l'avait amusé un temps, il comptait bien y mettre un terme. 
Le Devin déclara en souriant : 
"Vous auriez bien tord de vous fiez à ces épaulettes, capitaine.Je ne porte cet uniforme uniquement parcqu'il m'avait parut approprié pour la circonstance, lorsque je l'ai deniché au fond de ma penderie, je n'ai donc aucune legitimité à porter ce grade par lequel vous m'appellez.Restons-en au capitaine je vous prie.En ce qui concerne votre avenir proche à vous et à vos hommes, je pense que nous discuterons plus agréablement de tout cela autour d'un verre de vin, ne trouvez-vous pas ? Prenez place je vous prie." 
 
Ce disant, il designa la table vernie où le couvert, dressé par un maitre d'hotel aussi inconsistant et discret qu'un fantôme, tronait à present en nombre suffisant.Couverts dorés, assiettes d'argent et verres de cristal, la diversité de leur provenance indiquait clairement que tout ce luxe provenait des divers rapines commises par les pirates sur les navires capturés.Chacun s'assit à la place indiquée, la capitaine et son lieutenant en face du maitre des lieux, mais legerement sur sa gauche, afin que leurs regards ne soient pas contraints de se croiser incessament.Le lieutenant et le quartier-maitre formaient le coté droit de leur capitaine, et le second se tenait entre le lieutenant et la capitaine des Glorieuses.Le maitre d'hotel remplit les verres d'un vin léger, d'une robe couleur rubis, tandis que le capitaine se servait lui-meme d'une liqueur ambrée et brillante d'une bouteille tirée d'un buffet.Un maitre d'hotel avec la meme expression de pierre s'avanca et deposa les premiers plats.Une grande partie etait composée de mets exclusivement maritimes, et cela produisait parfois des melanges cocasses.Les legumes etaient presque tous des algues ,tandis que la viande n'etait composée que de steacks de requins et autres pieces de gibier maritime.Du lait de poulpe et affiliés servait de boisson ,ainsi qu'un alcool clair comme de l'eau ,agreablement sucré ,dont le capitaine ne voulut pas relever la provenance ,mais dont il servit un large verre a tout le monde.Il y avait egalement des provisions de bouche de provenance terrestre, probablement ceux saisis dans le garde-manger personnel du capitaine tué.Tandis qu'ils se servaient eux-memes, les officiers du vaisseau avaient le reflexe desormais instinctif de glisser legerement à gauche ou à droite, en suivant le mouvement de leur assiette qui glissait sur la table vernie avec le roulis. 
Alors que la conversation etait pour ainsi dire au point mort, les marins preferants parler entre eux et les officiers des Glorieuses peu enclins à discuter, le capitaine leur dit à l'improviste : 
"Je devine que votre situation est délicate, mais ne laissons pas de sombres pensées gacher ce diner.Si c'est pour vos hommes dont vous vous souciez, sachez qu'ils seront traités au mieux, de meme que vous.Aussi veuillez vous considerer non pas comme prisonniers, mais plutot comme mes invités, temporaires j'entends bien." 
 
Il ne cherchait pas à les abuser, il avait effectivement envie que cette soirée se deroule bien.Il ne savait pas encore ce qu'il allait faire de tous ces soldats entassés dans l'entrepont, qui chaque jour reduiraient sa mobilité et la durée de sa croisiere, mais il esperait bien trouver avec la capitaine une reponse à cette question.Et qu'elle en fournirait aux siennes... 


Dedaignant la fortune et brandissant son fer ,qui fumait d'un sanglant carnage ,en vrai mignon de la valeur il se taille un chemin ,et bientot il affronte l'infame et il ne lui prit congé ,ni ne lui dit adieu.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:31 (2017)    Sujet du message: Yo oh, Yo oh à moi la vie de Pirate |pv Le Devin|

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